49ème billet | Giacometti au Musée Maillol

 

Françoise Revol-O'Quin | FrancescArts | https://francoiserevol-oquin.com | Réalisation Agence Culture Digitale http://culture-digitale.net/ Culture Digitale, l’agence digitale au service des acteurs culturels depuis 2011.

 

« Tête de Diego, enfant » Alberto GIACOMETTI- Vers 1914-1915

Plâtre (27×11,1×13,8cm)

Coll. Fondation Giacometti, Paris (Photo N°1)

 

Alberto Giacometti (1901-1966) a réalisé cette sculpture de son frère, Diego, alors qu’il a 13/14 ans. Il avait déjà du talent !

 

 

GIACOMETTI AU MUSEE MAILLOL

 

 

« Chic », me suis-je dit, « une exposition sur Giacometti..…je vais me régaler ! »

Dès l’ouverture, je me suis rendue à l’exposition.

 

 

 

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« L’Homme qui marche II » 1960 Alberto GIACOMETTI

Plâtre (188,5 x 29,1 x 111,2 cm)

Coll. Fondation Giacometti, Paris (Photo N°2)

 

 

 

Et j’en suis ressortie …. déçue !

 

Déçue de ne pas pouvoir tourner autour de la plupart des sculptures. Ce qui est tout de même « étonnant » pour une exposition consacrée à un sculpteur ! Déçue aussi car les œuvres de GIACOMETTI proviennent, à une majorité écrasante, de la Fondation Giacometti, à Paris. Déçue enfin, car les parallèles réalisés pour montrer l’influence du travail de certains sculpteurs sur les œuvres de GIACOMETTI ne m’ont pas convaincue.

Et pour couronner le tout, je ne me sens pas vraiment inspirée pour écrire ce billet… alors qu’il concerne un sculpteur que j’apprécie tout particulièrement. Frustrant !

 

Heureusement, je me suis consolée en contemplant les dessins (Photo N° 6) de GIACOMETTI, que je trouve incroyables, et en retrouvant, avec un immense plaisir, certaines de ses sculptures, comme « L’Homme qui marche II » (photo N°2), « Tête sur socle » (dite Tête sans crâne) (Photo N°4), « Quatre Femmes sur socle » (photo N°5),  et  « Femme qui marche I » (Photo N°8).

 

 

 

 

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« Petit Buste d’Annette » Alberto GIACOMETTI Vers 1946

Bronze 16×13,6×8,3 cm

Fondation Giacometti, Paris (Photo N°3)

 

  

 

Revenons rapidement sur la vie de GIACOMETTI. En 1922, il a 21 ans. Il quitte sa Suisse natale pour Paris, où il étudie dans l’atelier d’Antoine Bourdelle à l’Académie de la Grande Chaumière pendant plusieurs années. Tout au long de sa vie, il s’interroge sur la nécessité ou non d’un socle. Question que je trouve très intéressante.

Avec « Petit Buste d’Annette » (photo N°3),  « Tête sur socle » (dite Tête sans crâne) (Photo N°4), mais aussi « Quatre Femmes sur socle » (photo N°5), notamment, GIACOMETTI répond clairement par l’affirmative à la question du socle.

 

 

 

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« Tête sur socle » (dite Tête sans crâne) – vers 1958- GIACOMETTI

Bronze (43,3 x 8,2 x 10,5cm)

Coll. Fondation Giacometti Paris (Photo N°4) 

 

  

Il traite le socle comme un vrai sujet de création artistique. Il l’utilise comme un moyen de mise en valeur et de mise à distance, qui chamboule la perception de l’échelle et de l’environnement. Par exemple, un socle disproportionné, comme celui de son « Petit Buste d’Annette », souligne la petite taille de la sculpture, la solitude et le vide qui l’entoure.

 

 

La sculpture « Quatre Femmes sur socle » (ci-dessous) aborde le motif de quatre femmes nues alignées sur un piédestal. On a le sentiment qu’elles surgissent devant nous. GIACOMETTI disait d’ailleurs : « Ces femmes, je les ai vues souvent, surtout un soir dans une petite pièce rue de l’Echaudé toutes proches et menaçantes » (Extrait de Beaux-Arts Magazine – N° Spécial « Giacometti – Entre Tradition et Avant-Garde »).

 

 

 

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« Quatre Femmes sur socle » 1950

Bronze 76 x 41,3 x16,4 cm

Coll, Fondation GHiacometti, Paris (Photo N°5)  

  

 

A partir des années 1930, GIACOMETTI façonne de nombreuses figures féminines, maigres et droites. Après la guerre, elles continueront encore à s’affiner, à s’étirer, comme le montre le dessin (ci-dessous-Photo N°6). Dessin dont j’aime la nervosité  rageuse et expressive. Fascinant !

 

 

 

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« Trois grandes femmes debout sur socle, six personnages » Après 1960

Alberto Giacometti

Stylo bleu sur livre, 30,8 x 24,2 x3 cm (livre fermé)

Coll. Fondation Giacometti, Paris (Photo N°6)

 

  

Bien que placées en vis-à-vis au musée Maillol, les femmes de GIACOMETTI ne répondent pas, et de loin, aux critères des nymphes deMAILLOL. Ces dernières sont bien en chair, avec des formes rondes et pleines comme dans la sculpture « Les Trois Nymphes de la prairie » (photo N°7 ci-dessous). Alors que celles de GIACOMETTI rappellent les victimes de l’holocauste en ces années après-guerre. Elles interrogent également, de façon plus générale, sur la vie.

 

 

Françoise Revol-O'Quin | FrancescArts | https://francoiserevol-oquin.com | Réalisation Agence Culture Digitale http://culture-digitale.net/ Culture Digitale, l’agence digitale au service des acteurs culturels depuis 2011.  

« Les Trois Nymphes de la prairie » 1930-1937Aristide MAILLOL

Bronze 157 x 144 x 78 cm

Coll ; Fondation Dina Vierny – musée Maillol, Paris (Photo N°7)

 

 

Et pour finir en beauté, j’ai choisi « Femme qui marche I », la très belle sculpture de la période surréaliste de GIACOMETTI. Elle est bien mise en valeur avec ses formes douces, rondes et féminines et ….il est possible de tourner autour d’elle ! Génial !! Bien qu’unique dans le travail de  Giacometti, on retrouve l’extrême simplification du corps, tout en longueur, qui caractérisera ensuite ses longues femmes décharnées.

Elle me fait penser à une apparition qui s’incarnerait devant nous ! Splendide…

 

  

 

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« Femme qui marche I » 1932 Alberto GIACOMETTI

Plâtre, 152,1 x 28,2 x 39 cm

Coll. Fondation Giacometti, Paris (Photo N°8)  

 

 

 


 

 

L’exposition « Giacometti, Entre Tradition et Avant-Garde »

Jusqu’au 20 janvier 2019

Musée Maillol à Paris

www.muséemaillol.fr

 

 

 

 

 

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